Mon premier enfant sur la planète com’

La question de la meilleure manière de d’optimaliser la fonction d’intégration du Cameroun s’est posée à nous et se pose à tous. Que peut-on faire pour faire émerger une image de marque cohérente de notre pays, par ailleurs Afrique en miniature ? Cette question pressante, parfois angoissée, nous l’avons entendue cent fois au Cameroun. Question qui renvoie à toutes sortes de référents :
➢ les haut fonctionnaires de l’État bien sûr, les ambassadeurs, mais tant d’autres aussi, parmi
➢ les journalistes, les ONG, les associations citoyennes, mais question déclinée aussi par ➢ les élus et les responsables administratifs déclinée enfin, au quotidien, par
➢ les citoyens que nous rencontrons et bien sûr, par
➢ les communicateurs d’État. 102 Cet ouvrage poursuivra un double objectif :
Premièrement, celui d’analyser l’image de marque de l’État du Cameroun du point de vue de l’énonciation
Deuxièmement, sur la base d’une analyse approfondie de ce que serait une marque-État, nous proposerons des pistes de réflexion en vue du renforcement de l’image de marque de l’État du Cameroun. Un travail de ce type permet d’identifier les principaux traits d’image associés à l’espace géographique du Cameroun, de déterminer le niveau d’appréciation des infrastructures disponibles et de mesurer l’efficacité des mesures mises en place pour contenter les citoyens. Les résultats seront susceptibles d’intéresser les pouvoirs publics et les partis politiques, dans la mesure où ils donnent des indications très claires sur les leviers possibles à activer dans le cadre d’une stratégie de renforcement de l’image de marque.

Politiques de la politique et réalisme méthodologique.

Le réel s’oppose toujours à nos illusions. Il n’est jamais d’accord avec nos rêves et nous oblige à revoir nos objectifs à la baisse. Face à cette dictature du réel, comment parvenir, lorsqu’on a goûté au poison de « l’insatisfaction des choses telles qu’elles existent », à modifier cette réalité pour la faire évoluer ?

Albert Camus s’exprimait un jour, et c’est encore écrit dans le Discours de Suède (1957) :

« Chaquegénérationsansdoute, se croitvouée à refaire le monde.

La miennesaitpourtant qu’elle ne le referapasMais sa tâcheestpeut-êtreplusgrande

Elleconsiste à empêcherque le monde se défasse. »

Ainsi, l’illusion de changer la réalité n’épargne personne, surtout les néophytes de la politique, et 20 fois sur le métier, ils remettent leur ouvrage jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’on « adhère au réel ».

Descartes, in Le Discours de la Méthode, d’ailleurs prescrit le bon sens à ce propos : les pensées sont le champ de liberté et de contrôle de l’homme, contrairement au reste, qui ne dépend pas de nous. Pour éviter la frustration lorsque le monde n’est pas adéquat à nos désirs ou notre volonté, c’est à l’homme de modifier ses pensées, de convertir son regard sur le monde plutôt que le monde lui-même.

Nous pouvons longuement discuter sur les implications d’une telle posture jusqu’à la caricature fataliste, ce qui n’est pas l’objet de notre développement.

Nous tenons à parler de la politique en Afrique Francophone. Conquérir, garder et travailler avec le pouvoir. Les nombreuses tentatives de conquête du pouvoir des oppositions africaines mises en échec par le système gouvernant héritier des systèmes coloniaux, ont suscité en nous maintes idées sur la meilleure démarche stratégique pour parvenir à modifier le « réel politique ».

Les oppositions sont-elles faites pour échouer ? Sont-elles condamnées à servir de faire-valoir démocratique aux différents régimes ? Le changement est-il possible ? L’alternance est-elle envisageable ?

  1. Décrire le « réel politique »

Les jeunes démocraties de l’Afrique francophone ont gardé les réflexes du système de reproduction colonial. Le parti au pouvoir recrute des fonctionnaires et des élus qui travaillent à le maintenir. La question de la préservation du pouvoir est au centre des préoccupations et des stratégies. Un système mécanique, guidé par l’instinct de survie faisant le minimum pour assurer le bien-être collectif.

En Afrique centrale, le Pouvoir généralement se prend par :

  • Transmission (hérédité ou affinité)
  • Force (Armée)

Dans tous les cas, la fréquentation préalable de l’appareil d’Etat est indispensable. L’opposition a ainsi peu de chances de gagner par les urnes.

  • Préparer la nécessité historique d’une révolution

Certains acteurs politiques, souvent déçus par le résultat des urnes menacent les régimes d’une possible insurrection populaire. Or, les peuples se battent rarement pour un leader. Le peuple se révolte pour le pain ou ses loisirs.

Il faut éduquer le peuple à faire ce que Guy Debord a appelé « les petites révolutions quotidiennes », afin qu’ils sachent reconnaitre et défendre ce qui leur appartient. Le vote par exemple. Non pas un candidat qui ne leur appartient pas.

  • Anticiper La révolution maitrisée

L’essor des Tics, modifie les modes de gouvernance actuels à l’heure des Fake News, certains auteurs ont parlé de l’ère de la post-vérité. Les citoyens ont trouvé un moyen d’exercer une pression sur les gouvernements et les gouvernements, peinent à s’adapter à ces modes de communication.

Les plates-formes digitales tendent à devenir de véritables leviers de croissance des candidats dans les sondages.

Les réseaux sociaux vont occuper une place tout aussi grande que celle des médias classiques. Chez l’électorat jeune, ils seront le premier relais entre les candidats et les citoyens. La génération androïde entrera dans le champ politique avec ses codes. Et même si elle ne sera pas de tous les meetings, elle va découvrir le live et suivra les candidats dont l’ e-réputation  sera la plus avantageuse.

Le digital sera l’outil des candidats avant-gardistes. Le taux de pénétration d’internet dans les zones urbaines permettra aux mieux outillés de faire la différence. 

Il s’ensuit une implication des cibles de plus en plus jeunes dans la politique. Mais cette implication doit être nuancée, car elle se limite souvent à des formes de contestation virtuelle, mais ne pousse pas encore, ou très peu, les jeunes dans les urnes.

Les jeunes veulent changer le monde, être associés dans la prise de décision, mais les partis politiques, précisément ceux au pouvoir n’arrivent pas à parler leur langage : tension permanente.

La révolution maitrisée permettrait aux partis politiques traditionnels de développer des plateformes politiques où cette jeunesse peut s’exprimer sans parti pris. Les militants classiques sont généralement trop vieux et trop formatés, or il y’a besoin d’élargir l’assiette des électeurs en dehors du cadre politique classique perçu comme « panier de crabes ».

  • Choisir Le réalisme méthodologique

Les révolutionnaires héritent rarement du pouvoir. Au Cameroun et dans beaucoup de pays africains, ceux qui avaient lutté pour les indépendances, ont été écartés de la gestion des affaires. Il faut donc laisser les révolutionnaires combattre sans être soi-même révolutionnaire. Le réalisme méthodologique consiste à se placer en 3ème force (La force neutralisante).

Il faut savoir suggérer la révolution sans en être acteur. Se mettre en mode de coopération plutôt que de compétition avec le régime, tout en gardant une certaine influence sur les plateformes révolutionnaires.

L’héritage du Président Biya saccagé (2)!

La politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l’action.

Aristote

Au petit  jeu de l’incohérence,  le paradoxe camerounais  flirte avec l’incompétence.  Un pays truffé de talents bruts, de matières grises et d’or noir seulement toujours en proie aux déchirures et manipulations en tout genre.

Pourtant la profession de foi du père de la nation,  laissait entrevoir il y a une  grosse trentaine d’années,  une sortie du sous-développement  par le haut.

L’ouvrage  » Le libéralisme communautaire  » était  écrit tel un discours de politique générale.

Son contenu  totalement révolutionnaire  par le  modèle économique proposé  laissait augurer  des lendemains meilleurs  pour un pays soucieux du bien-être de sa population.

La politique  effectivement menée  n’a pas été,  le  moins que l’on puisse dire à la hauteur des espérances suscitées par le chef-d’œuvre  du tout nouveau président d’alors.

Le  programme santé  pour tous en l’an 2000, s’est avéré un vain slogan. La redistribution équitable des richesses a piétiné et peine à se manifester.

L’éducation nationale n’est plus  une priorité au même titre que l’agriculture si on se  réfère aux budgets alloués.

Certains historiens arguent que Le Président Biya n’est ni l’auteur ni le concepteur du projet politique qui sous-tend le Libéralisme Communautaire. Le communautarisme africain qui est le fondement même de la pensée khamit lui est édicté par la philosophie du panafricanisme. L’objectif premier étant de garantir un minimum vital à tous et à chacun sans s’opposer aux acquisitions de l’agréable et même du superflu par d’autres personnes qui par leurs talents et mérites, et non sur le dos du peuple, accèderaient à un plus grand enrichissement. Sengat Kuoh, Borgias Evrmbè, Mono Ndjana aurient ainsi travaillé à cet ouvrage en s’inspirant des idées des révolutionnaires africains Un Nyobè, Nkrumah et autres.

Il n’empêche cependant que le mérite de l’édition revient de fait au Président Biya et, à  fortiori,  les droits d’auteur. Dans le  contexte camerounais,  il se voulait novateur  sur  le  plan  des efforts et des récompenses.  Son illustre prédécesseur  procédait  aux redistributions par zone de nécessité et parlait surtout  de  développement auto- centré. Concept rapidement écarté au profit du  libéralisme communautaire.

Le  déterminant identitaire n’est pas le delta  patriotique.  Simplement le  socle de la vie qui est la cellule familiale,  souffre depuis très longtemps maintenant d’un phénomène de dislocation.  Ce phénomène trouve ses origines dans l’inégalité des revenus et de traitement. Une société équilibrée suppose des familles équilibrées, des communautés équilibrées  et un vivre ensemble inter communautaire apaisée.

L’héritage du Président PAUL Biya « livré » en pâture !

Focus sur le libéralisme communautaire ou désillusions d’une société désemparée.

Associer l’économie et l’humain, la prospérité individuelle et le bien-être collectif était assurément le credo du président de la République du Cameroun SE PAUL BIYA  qui n’avait pas anticipé  la mondialisation avec son lot de turpitudes des nouvelles technologies.

Pour autant,  celui qui  sera  sans  doute un visionnaire devant l’histoire  ne cessait  de rappeler  que  la mise en place de son  idéal sociétal imprégné des valeurs fondamentales africaines nécessitait rigueur et moralisation.

Zoom sur  ces deux notions en adéquation parfaite avec  le  libéralisme communautaire  si cher à ses yeux.

  • Un État fort et souverain  n’est possible que  débarrassé de la corruption et faisant une part belle à l’égalité des chances.
  • La liberté d’entreprise  incluant une  rigueur dans la  gestion,  le président Paul Biya souhaitait rompre avec le capitalisme sauvage qui fait très peu de place au capital humain.
  • Une moralisation dans les pratiques et les  approches était de ce fait un préalable pour  la mise en place de cette utopie structurante.

Le libéralisme communautaire est-il jamais sorti de l’ornière théorique et idéologique, de la vision politique  pour prendre une part active dans la réalité administrative, citoyenne, civique, sociale et économique quotidienne ?

La profession de foi  du président Paul Biya il y a bientôt  quarante ans,  a-t-elle eu le temps  de trouver un chemin de  prédilection ?

Entre  découragement et désenchantement,  la société  camerounaise,  berceau de  richesses et de talents devrait, au-delà des cultes de la personnalité exécutés en séances de dédicace d’un livre cent fois réédité, mille fois imprimé, hélas pas une fois implémenté ;  devrait donc revisiter cette  excellente copie de 1982.

L’œuvre dans son ensemble devait tenir à un ouvrage présenté  comme  programme  ou politique générale.  L’heure du bilan est arrivée.

Aux confins de la publicité des temps difficiles (La Revue de Pub 237)

 

Découvrez la plume d’un jeune talent: « The Slamvertiser », un junior passionné et passionnant nous livre sa lecture sur la communication en temps de confinement.

Depuis le début de la crise sanitaire liée au Corona Virus (COVID-19), nul ne sait où donner de la tête. Chacun chez soi, gel en mains ou simplement de l’eau et du savon. L’on découvre cent façons de travailler, de communiquer sans façons;  de toute façon, on se réinvente.

On remarque le comportement des marques, qui dans la tempête, se démarquent. D’un côté, celles qui semblent avoir signé forfait et de l’autre, celles qui ont fait fort ; de celles qui ont tendu la main aux consommateurs à celles qui leur ont ouvert les bras. Leur comportement, leur prise de parole dans les médias et en outdoor sur la question du COVID-19 ont fait l’objet de notre revue. Tant pis, si les masques tombent : c’est la Revue de la Pub !

Wybap, la marque définitivement confinée

Mais où donc est-ce que tu flottes ?

wybap

Qui s’y flotte s’y pique !

Plusieurs mois déjà que nous sommes sans nouvelles de la flotte de taxis Wybap ; celle qui était jusqu’ici la plus populaire dans les villes de Douala et Yaoundé. Tout semblait aller comme sur des roulettes ; mais depuis Août 2019, elle nous a roulés.

Plus le moindre signe de vie sur ses réseaux, sinon le répondeur. La flotte serait-elle au poids mort ?

Les marques présentes et pressantes

La guerre sainte des Télécoms

  • Camtel en vitesse première
  • camtel
  • L’histoire commence à YaFê en Décembre dernier. Camtel faisait une offre presqu’impossible à refuser, car jusqu’ici aucun concurrent n’avait fait mieux : Reconnecter le peuple à l’univers du virtuel grâce à des forfaits Giga-ntesques qui n’étaient alors accessibles qu’à une catégorie de personnes. Cette fois, tout le monde pouvait se le permettre (même l’advert-saire) à partir de 500 FCFA. Ce forfait venait alors de placer les camerounais moyens sur un mont, FAKO.

Face à la situation sanitaire en crise, l’idylle forfaitaire s’est alors vue prolongée sous le nom de FAMILY SURF, une initiative qui maintiendrait les abonnés dans la maison bleue et mieux encore, de rester à l’écart, autant que faire se peut, du virus « COVID-concurrence ». #RESTEZCHEZVOUS

MoMo vs. OM, une guerre qui paye ses frais !

momom

Les opérateurs téléphoniques MTN et Orange se livrent actuellement à une guerre ; celle de la meilleure offre Mobile money. Du sang chaud au « sans frais », il n’y a qu’un mètre de distanciation. L’un mouille le maillot jaune, et pour l’autre, le message porte ses fruits. Il est écrit : «Le jour du confinement, chacun rendra des comptes… gratuits ! »

Le bouquet de fleurs de Canal+

De cette fleur si tendre et sitôt moissonnée !

Si l’année 2020 n’est pas du tout rose, certaines marques ne manquent pas de nous faire une fleur. D’autres nous offrent carrément le bouquet. C’est le cas du groupe Canal. Un cadeau du sat’élite français qui a offert toutes les chaines de son décodeur aux abonnés pendant toute la durée du confinement. La totale, la fleur au fusil ! Et comme le dit un dicton : « Si tu veux la rose, il faut accepter les épines ! ».

canal+

WhatsApp fait un Zoom !

Pour les marques et entreprises au Cameroun, le confinement a donné lieu à une nouvelle façon de travailler sans sortir de chez soi : Le télétravail.

C’est une pratique pourtant bien populaire qui voit le jour dans les années 70 (cf. Le Figaro,10 octobre 1994, p19), et consiste à travailler à domicile grâce à la télématique. Avec cette avancée technologique, il est possible de donner des cours vidéo en ligne, faire chats vidéo et des visio-conférences avec un grand nombre de personnes.  Aujourd’hui, les plateformes les plus connues sont Google Meet et Zoom (qui est la plus usitée au profit de sa version gratuite). Mais c’était sans compter sur le génie américain Zuckerberg, qui avait plus d’un tour dans son sac. Il a récemment intégré Messenger Rooms sur WhatsApp ; le nouveau service de vidéoconférence, concurrent de Zoom, qui vient répondre aux attentes des PME, particuliers,…

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UBA, Jamais deux sans toi !

Un fusil à deux coups !

C’est la promo chez UBA !  À la carte, une prépayée et une « debit » offertes gratuitement par la banque. Une aubaine pour tout citoyen, même ceux habitués aux jeux de cartes, d’avoir toutes les cartes bancaires entre leurs mains.

uba

Du côté de chez Swann (Société Générale), on joue plutôt la carte du e-banking, avec l’application mobile SG Connect. C’est alors que pour limiter les déplacements, la SG a mis sur pied ce portefeuille électronique dans lequel on peut « régler ses comptes » sans problèmes via son smartphone en un clic.

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Groupe SABC / Groupe Kadji, Bataillons d’Intervention Rapide

Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal !

L’eau est là !

Traduite en langue Duala « Madiba », l’eau est plus que jamais Vitale. Elle s’en va en caravane, pour asservir le COVID et servir le peuple. Donnée à mains propres, elle servira à purifier les mains sales. C’est dans cet élan que la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC) à lancer le 7 mai dernier, un programme visant à équiper les communes et marchés des stations de lavage des mains ; lequel permettrait aux populations des 10 régions du Cameroun, de limiter la propagation du virus.

Quant au groupe Kadji, l’approche est bien différente, mais le contenu est le même : Distribuer de l’eau aux habitants des quartiers reculés pour faire avancer le départ du virus. Et plus encore, le groupe se déploie dans les hôpitaux pour donner du matériel paramédical (respirateur artificiel, thermo flash,  masques médicaux,…

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Le CARTON de Nestlé !

Le 23 avril dernier, la filiale Nestlé Cameroun a fait un merveilleux don au MINSANTÉ. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie actuelle, un cadeau d’une valeur de 133 millions de FCFA (dont 10 tonnes de cartons de denrées alimentaires) destiné à plus de 110.000 camerounais, a été remis au Dr. Fanne Mahamat, représentant du ministre de la Santé Publique. (cf. Comnews).

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COVID-19, les marques prennent la parole !

Sur le terrain, devant le petit écran, et sur les réseaux sociaux, les Brand se sont mobilisées, chacune à sa manière pour barrer la route au Corona Virus. Des initiatives tape à l’œil d’une prise de conscience collective.

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  • Africa At Home – Canal+ Afrique / Universal Music Africa

Mobilisés pour immobiliser !

Samedi, le 16 mai 2020, s’est tenue « le coup d’envoi » du projet Africa At Home ; une idée de Canal+ Afrique en collaboration avec la major UMA (partenaire officiel). Sous le thème : Ensemble contre le Corona, Il s’agit d’un show qui mobilise artistes, humoristes et influenceurs africains, qui se donnent en spectacle depuis leurs domiciles respectifs pour une même cause. On retrouve par ailleurs des artistes comme Angélique Kidjo, Fally Ipupa, LOCKO, Toofan ; ou encore l’humoriste Gohou Michel et l’ex international ivoirien Didier Drogba et plein d’autres… De quoi se mobiliser pour immobiliser le COVID-19.

La course contre le COVID-19 et ses Infox (Campagnes)

Depuis 2 ans déjà, l’association « L’Union Francophone » en collaboration avec La Francophonie organise le Concours des Jeunes Talents Francophones de la Publicité ; l’objectif étant de concevoir une campagne autour d’un projet défini. En raison de la pandémie cette année, le thème s’articule autour des fausses informations sur le Corona Virus : STOP AUX INFOX COVID-19. Car si le COVID est un poison mortel en 2020, les fake news sont loin d’être des antidotes. Plus qu’un concours, c’est un appel au factchecking, une sensibilisation contre cette arme de distraction, voire même de destruction massive qu’est l’INFOX. En voici quelques campagnes…

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Easy Group Experience : La consommation d’Infox est dangereuse pour le jugement, vérifiez la source de chaque produit en consultant sa notice

Vitale et le don de parler en langues !

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Il n’y a pas de Vitale que de l’eau, mais aussi de la connaissance, source des savoirs. C’est dans cette optique que le groupe SEMC (Société des Eaux Minérales du Cameroun) a traduit en Ewondo, en langue Bassa, en Duala et en Pidgin les gestes barrières, premiers facteurs de limitation de la propagation du Corona Virus. Ainsi, chacun en sa langue comprendrait les enjeux actuels et la nécessité de se protéger pour mieux se projeter.

MINSANTE : Résurgence sanitaire !

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Du monde on ne pourra panser les plaies, qu’en dispensant des pensées de paix !

Cette crise sanitaire est un défi crucial pour le Ministère de la Santé Publique au Cameroun. De ces nouveaux cas comptés en nombres, l’Institution se doit d’en donner les chiffres. À la guerre comme à la guerre contre le virus malsain, le MINSANTÉ fait un travail de sensibilisation pour une résurgence, un retour à la terre saine. D’abord le rappel des symptômes, la prescription du port du masque, puis le recours en cas d’urgences au numéro vert.

Et n’oublions surtout pas les gestes barrières!

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Sinon africa Group-CO, vous passera un Savon

Le savon n’a jamais autant été sollicité, Le Dauphin en profite pour s’afficher grandeur nature en dépassant les limites.

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Sidney NDJENG

Quelques propositions à la communauté éducative pour une gestion optimale du calendrier scolaire.

Pr. BODO BERTRAND, Maitre de Conférences, Université de Yaoundé 1; Directeur Sup Prepa

En date 18 mars 2020, sur très hautes instructions du président de la République, Son Excellence Paul Biya, le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr. Joseph Dion NGUTE a présidé à une concertation ministérielle aboutissant à treize mesures en guise de riposte au COVID-19.  La troisième d’entre elles, ordonnait la fermeture de tous les  établissements publics et privés de formation relevant des différents ordres d’enseignement, de la maternelle au supérieur, y compris les centres de formation professionnelle et les grandes écoles.

Moins d’un mois après les premières mesures, le Comité interministériel chargé de suivre la mise en œuvre de la stratégie gouvernementale de riposte contre la pandémie COVID-19 envisage la reprise des cours, à la date indicative du 01 juin 2020, dans tous les établissements.  Le chef du gouvernement a invité par ailleurs, les différents chefs des départements ministériels du domaine de l’éducation à réfléchir aux modalités de mise en œuvre de cette directive.

Force est de constater qu’à l’heure actuelle, la continuité du calendrier scolaire est un mystère douloureux autant pour les parents que pour les enfants. Suite à cette situation, les réseaux sociaux ont fait circuler de vrai-faux documents indiquant la suite du calendrier scolaire de l’année à la reprise du 01 juin 2020, mais à la date du 08 mai rien n’est toujours officiel.

Quelques éléments de contextes et des certitudes collectivement partagées sont rappelées ci-après :

  • Le calendrier scolaire (arrêté N° 8111/B1/1464/MINEDUB/MINESEC du 16 juillet 2019) prévoyait la seconde période d’interruption du vendredi 27 mars 2020 au mardi 14 avril 2020.  Le dernier et troisième trimestre était prévu du Mardi 14 avril 2020 au vendredi 05 juin 2020.  Un décompte arithmétique depuis la date du 18 mars 2020 (date d’arrêt des cours) au 26 mai 2020 (date du début de l’examen baccalauréat de l’enseignement général) ou du 01 juin 2020 (date du début de l’examen General Certificate of Education), nous donne en terme de jours où les cours n’ont pas été fait : 7 jours en mars, 13 jours en avril et 12 jours en mai soit un total de 32 jours sur les 179 jours qu’auraient compté l’année scolaire sans interruption, soit un taux sec de couverture de 82.1%. Si l’on tient compte des disparités sur le territoire national, on peut pondérer ce taux à 75% en moyenne.

 

  • Certes, la communauté scientifique semble aujourd’hui s’accorder sur le fait que, la propagation du COVID-19 auprès des enfants est 3 à 5 fois moins virulente que dans le reste de la population adulte. Un bémol s’impose toutefois pour des pays comme le nôtre où, contrairement à ce qui se fait dans les pays du nord, la carte scolaire ne se fait pas par secteurs géographiques de proximité avec le domicile, ce, qui a pour conséquence d’obliger les enfants à emprunter les divers moyens de transport qui demeurent, sauf preuve du contraire, des lieux privilégiés de contamination. Par ailleurs, la réalité des conditions de scolarisation dans nos écoles, collèges et lycées est connue de tous : sureffectif, mauvaise ventilation des salles de classes, sous équipement sanitaire, etc… toutes choses qui rendrait inopérante l’observation et l’application des mesures barrières en milieu scolaire.

 

S’il semble que l’Afrique résiste pour l’instant mieux que le reste du monde à cette pandémie, il convient de souligner que d’après les données du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) au 05 mai 2020, le taux de létalité au Cameroun est d’environ 2.95 %.  Il est à noter en outre que ce taux de mortalité est supérieur à celui du paludisme qui était de 0.013% en 2018 d’après le rapport de l’Observatoire National de la Santé Publique, dans son Rapport de suivi des 100 indicateurs clés en 2019 (page 47). En somme, les données montrent que le pic de l’épidémie n’est pas atteint et que la pandémie COVID-19 restera à cette date de reprise,  un problème de santé publique.

 

  • Face à cette pandémie, les autorités ont su réagir promptement, du moins ne sont pas restées les bras croisés. Nous saluons ici les efforts faits par les différents chefs des départements ministériels concernés par cette question. Des enseignements télévisés sont effectifs et certains ont mis en place des plateformes de télé-enseignement. Nous pensons qu’une évaluation objective de ses différents moyens d’enseignement ne peut être faite sur un délai aussi court de 45 jours. Nous relevons toutefois l’inégalité d’accès à l’électricité ou à internet sur  tout  le territoire national et ceci pour tous les citoyens.

 

 

Partant des postulats sus-évoqués, quelques propositions pouvant faciliter la décision des pouvoirs publics en découlent. Il s’agit notamment de :

 

  • Limiter strictement la reprise des cours au 01 juin 2020 aux classes avec des examens en fin d’année. Pour les autres apprenants, les jurys de classe statueront sur la base des notes des cinq premières séquences pour décider ou non, du passage en classe supérieure.  Pour les élèves des classes maternelles aux classes de première, on devra faire des rattrapages dès 25 % restant lors de la rentrée prochaine en septembre 2020. Cette période de rattrapage pourrait couvrir les trois premières semaines.  Pour ceux des classes terminales, une réflexion poussée doit encore être faite.

 

  • Limiter les sujets d’examen aux enseignements faits jusqu’à la date du 17 mars 2020, qui comme le montre le point 1 plus haut, auront couvert plus de 75 % du programme.  Egalement, comme évoqué au point 3, les différentes mesures prises pour pallier aux présentiels ne peuvent pas garantir l’égal accès à l’éducation dont sont astreints les pouvoirs publics, et ceci, pour une école républicaine qui a le devoir d’accorder les mêmes chances à tous.

 

  • Compte tenu de la situation exceptionnelle actuelle qui aura démobilisé et déconcentré la très grande majorité de nos enfants, il serait judicieux de fournir aux candidats, dans les meilleurs délais, un programme détaillé d’évaluation auxdits examens comme cela est fait dans les concours officiels. Nous proposons que cela soit fait un mois avant la date arrêtée du début des examens. Cela permettrait, à notre avis, aux plus défavorisés, de mieux se préparer pour affronter leur examen.

 

  • A la date indicative du 01 juin 2020, de décaler de deux semaines le calendrier des examens tel qu’il était initialement pensé.

 

  • Augmenter substantiellement le nombre de centres d’examen par une mutualisation des infrastructures (publiques et privées) afin de mettre en œuvre efficacement les mesures barrières.

 

En partageant avec vous cette modeste contribution sur cette question cruciale, nous espérons que nous tirerons des conclusions utiles au bénéfice déterminé de l’éducation de nos enfants.

 

Déconfiner le Marketing, Hacker le virus !

Tributaire de l’industrie, de l’économie et du patronat, le marketing peut être la victime ou le salut de cette pandémie.

Les nouvelles règles de la vie sociale, avec ses barrières et ses distanciations, obligent les gens à vivre différemment, à réviser leurs modes de consommation, à repenser leur gestion budgétaire.

Au cœur des préoccupations de tout un chacun, la question sécuritaire, au centre de la prise de décision, la peur.

Ainsi, des points de contact autrefois si pertinents, sont retirés du parcours de la cible, le retour aux fondamentaux semble être une piste d’avenir.

  • Les marques sortiront-elles masquées ?

Quoi dire, et comment le dire dans l’intérêt de chacun ? La quadrature du cercle se dessine lorsque l’humanitaire s’impose comme la seule source de crédibilité de chaque action, la marque doit-elle se fondre dans la masse des initiatives anonymes sous la houlette républicaine, ou alors, doit-elle tirer son épingle du jeu en signant ses beaux gestes ?

Mieux encore, la marque doit-elle suspendre l’économie au profit de l’humanitaire, et qui en paiera le prix ? Sponsoring, Mécénat, communication commerciale, quoi dire, et comment le dire dans l’intérêt de chacun ?

Le mécanisme de défense automatique de certaines entreprises en cas de crise est souvent la cessation des opérations de communication. D’autres semblent culpabiliser de faire une communication commerciale quand la vie des gens est en danger.

Le consommateur ne cherche plus la marque mais le produit qui soulagera sa peur. On achète des masques, mais quelle marque fait des masques ?

Le masque est la chose du monde la mieux partagée, mais la marque n’y est pas. Pourquoi ?

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  • La RSE doit-elle porter des gants pour infliger des coups de poings à la pandémie ?

 

Dans les pays en voie de développement, où les Etats sont forcément débordés par la situation, devant une population fleuve, non identifiée et peu contenue, comment accentuer le message social indispensable à la lutte contre la pandémie ? Les réponses « individuelles » des entreprises isolées dans leur stratégie peuvent-elles donner le même terrible impact d’une RSE coordonnée ?

Pensons quelques instants aux conséquences d’une aggravation de la pandémie :

  • Nos cibles mourront par milliers
  • Des chômeurs en sus
  • Baisse du pouvoir d’achat, baisse des profits, baisse de la rentabilité

Il n’y aura donc plus des yeux pour s’épater devant nos panneaux publicitaires, ni d’oreilles pour apprécier la musique de nos spots publicitaires. C’est la victoire du Covid19. C’est le Covid19 lui-même.

Le concurrent devient un partenaire dans la préservation de la vie et du pouvoir d’achat de notre cible. On retrousse les manches, on met de l’argent en commun et on passe à l’offensive de sensibilisation pour réverbérer les mesures édictées par l’OMS et les gouvernements. Nos cibles doivent rester saines et sauves. C’est notre responsabilité sociale et sociétale.

 

  • Distanciation sociale, oui. Distanciation affective, NON.

Comme les rassemblements, sources de jouissances et de réjouissances sont désormais impossibles, il est clair, pour certaines marques que la consommation diminue. Et comme la consommation diminue, elles font baisser l’interaction, et le lien se rompt au fur et à mesure.

Pourtant, la cible, le consommateur, cette valeur suprême au-dessus de laquelle, il n’y a que Dieu, a reconfiguré ses besoins. Tous les enfants sont à la maison, que font-ils en longueur de journée ? TV, Internet…avec des contenus non maîtrisés.

Imaginons une chaîne d’éducation scolaire avec des cours sponsorisés par des marques, dispensés par l’enseignant (ce héros tant ignoré) qui devient ambassadeur de la marque. Les cours d’histoire par exemple ne rassembleront pas que les élèves mais toute la famille, des exercices faits comme les jeux TV (Questions pour un champion). Le programme scolaire deviendra, littéralement un jeu d’enfants. En gros, il y a ici une opportunité extraordinaire pour les marques de proposer un enseignement plus dynamique. La cible, le consommateur ne doit pas être un idiot. Un consommateur avisé en vaut deux.

Il y’a ainsi, par secteur et par segment des cibles, des reconfigurations conversationnelles qui peuvent être imaginées avec le concours des médias, des régisseurs et des communautés urbaines.

Baisser le coût de l’achat d’espace, voire, le supprimer pour permettre aux marques d’organiser des contenus dans l’intérêt suprême du consommateur-citoyen est une proposition que doit examiner qui-de-droit.

Disons-nous les choses, l’espoir est indispensable, la créativité obligatoire, la solidarité fondamentale mais qui devra mettre tout cela en œuvre dans notre société sinon le marketing et ses représentants ?

C’est une lourde mission, mais totalement à la portée de nos intelligences et de nos compétences résilientes par nature, agiles par nécessité.

 

La Proposition indépendante papale

Pour Stopper, la propagation exponentielle de la pandémie ;

Le pape, pas Diouf, l’autre,  qui ne parle guère comme une pie, ouvre une soupape de sortie de crise pour l’Afrique avant son entrée (fracassante selon les prévisions), en proposant  aux puissances mondiales impuissantes devant Coronavirus, une annulation pure de la dette à date de ce continent déjà bien assez malade sans Covid19.

Cet éclair papal portera-t-il l’écho de l’appel international  à générosité à bon port ?

En France, ce paradis rance,  OUI.

Dans une commisération outrageant le bon sens, Macron veut aider l’Afrique à vaincre le Covid19 qui a mis en son territoire plus de quatorze mille macchabées sur le tapis en confinant plus de 65 millions d’habitants.

Faut-il croire, que cette France-là, a nourri l’Achéron de tant de cadavres, en rituel sacrificiel, pour épargner à sa fille à FRIC, le désastre apocalyptique, ajoutant à cette hécatombe expiatoire, une enveloppe d’aide dépassant le milliard d’euros ?

Pourtant de cette Afrique, elle détient encore la planche à fric, clef de répartition des ressources rares.

Donc le continent le moins touché est le plus aidé, alors qu’à côté, en Europe, l’Italie, résidence papale déplorait le manque de solidarité européenne.

Mon bon sens vient de péter un câble !

Comment rester sain et sauf dans la tempête?

Comment traiter avec le respect qu’elle mérite, l’action du gouvernement quand bien même nous l’aurons trouvé maladroite, si tant est qu’il eut pu en être autrement ?

[Aux chantres de la critique pour la critique et autres ténors de la péroraison creuse]

Pendant qu’une partie de l’humanité réfléchit sur les moyens de tirer parti de la situation actuelle, et qu’une autre s’échine à sortir le Tout de cette situation, un dernier carré d’hommes se pose en observateurs. Jugeant à l’emporte-pièce, ce qu’ils voient, ou ce qu’ils croient voir. On critique qui la politique, comme si la politique a sauvé un pays plus qu’un autre, qui l’infrastructure sanitaire, comme si les mieux pourvus sont les moins touchés, qui la communication, comme si le virus succombait au nombre de discours…etc.

C’est à ces derniers hommes [Carré] que je formule ce message.

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Avoir des yeux ne suffit pas pour bien voir. Nous avons besoin d’une bonne conscience pour mettre ce que nous voyons en perspective et tirer parti des opportunités que nous offre chaque situation dépouillée de ses apparences premières.

Les médias et les réseaux sociaux que nous consommons avec frénésie « confinent » le développement de notre « bonne conscience » en accentuant les données critiques qui sont celles de la peur, de l’angoisse et du jugement de valeurs.

Quand nous n’avons pas appris à voir, ce que nous voyons ressemble à l’enfer. Apprenons donc à bien voir, analyser et comprendre les événements actuels afin de nous en servir de mieux en mieux.

Ainsi faudra-t-il, non seulement avoir l’œil, mais aussi la « bonne conscience » pour la mettre en perspective pour réaliser que tout se joue à une échelle planétaire et que le challenge est humanitaire. Ce n’est pas une question de développement ou de sophistication du système sanitaire ; il s’agit d’une épreuve mondiale dans le sens pédagogique du mot.

Chaque gouvernement fait ce qu’il peut avec les moyens qu’il a et aucun gouvernement ne peut faire mieux que ce qui est possible dans l’état actuel de notre… « Bonne conscience ».

C’est précisément cette « bonne conscience » qui va nous conduire d’abord à :

  • une obéissance aveugle aux consignes de sécurité des autorités reconnues comme telles,
  • une barrière bienveillante dans notre cercle social pour ne laisser filtrer aucune information « non identifiée » source d’émotions négatives et/ou de comportements à risques

Et si malgré tout cela, le « malheur » venait à nous frapper ou frapper un de nos proches, trouvons encore en nous la force de reconnaître que la souffrance nous donnera plus de force quand elle sera passée. La souffrance engendre la force et la force donne la vie. Cette petite souffrance que vous ressentez à l’échelle est individuelle, n’est rien en comparaison à ce que l’humanité gagnera. Car elle vaincra.

La fermeture des frontières par exemple sera l’occasion exceptionnelle et idoine de remettre au goût du jour, la question du développement du tissu industriel de nos Etats dans les secteurs prioritaires, cette réflexion s’imposant à tous comme une évidence, provoquera l’unanimité qu’on n’aurait jamais espérée sans cela !

Si nous sommes dans les pays où nous nous trouvons, c’est pour apprendre à lutter avec les moyens que nous avons et que nous n’avons pas à notre disposition. Les autres sont dans une situation différente, mais toutes les choses sont égales par ailleurs.

Il y’a dans tout ce que nous vivons des champs de possibilités vastes en fonction de notre « bonne conscience » seule capable de nous faire voir, les bonnes choses d’ici-bas.

« Et nous avons certes écrit dans le Zabour, après avoir mentionné (dans le livre céleste), que la terre sera héritée par Mes bons serviteurs. » (sourate al-Anbiya [les prophètes]).

Coronavirus: Par delà le Mal

{ Et Nouh, quand auparavant il fit son appel. Nous l’exauçâmes et Nous le sauvâmes,
ainsi que sa famille, de la grande angoisse } [ Sourate 21 – Verset 76 ]

Les circonstances exceptionnelles de l’actualité réveillent en ma mémoire, l’allégorie du déluge et de l’arche de Noé, et à ce titre, me poussent à un rapprochement avec chacun de nous, ce rapprochement ayant pour but de cristalliser les facteurs qui dans leur ensemble vont constituer les données objectives de salut.

Le déluge est celui du Covid19 sans doute mais aussi ses implications émotionnelles de panique, de peur et d’angoisse, il convient de s’extraire de cette vague stressante et bâtir un refuge à partir duquel nous trouverons les modalités d’un nouvel art de vivre par temps de catastrophe.

Malgré l’incertitude (sur la durée et l’intensité du phénomène) il faut savoir espoir garder, nous devons renoncer à la compétition pour embrasser la coopération avec le reste de l’humanité, car nous sommes tous précieux et c’est par l’application des mesures barrières que notre compassion se sublime. Car, en cela, nous manifestons de l’amour pour nous-même et pour notre prochain. Se protéger veut à la fois dire, se protéger des autres, protéger les autres. L’humanité doit vaincre.

Nous n’avons aucun mal à craindre, aucun coupable à trouver. Ce qui se passe, à bien observer, apporte plus de bien à l’humanité que de mal, malgré la puissance de la peur qu’elle engendre.

L’immobilisation des grands consommateurs des énergies noires et le ralentissement de l’activité industrielle productrice survoltée semblent donner à mère-nature un instant de répit pour recharger ses batteries, comme une espèce de machine qui exigerait un redémarrage après un bug. La terre peut gagner des dizaines de milliers d’années supplémentaires de vie grâce à quelques mois de confinement.

Le retour à l’essentiel, la révision des liens et des liants sociaux et familiaux, la gestion rationnelle du temps semblent être des pistes de méditation que le coronavirus nous ouvre, mais nous nous acharnons à penser que c’est un tueur de sang-froid, malgré le nombre important de guérisons que l’on observe.

Pour revenir à l’allégorie initiale, il convient que nos analyses, nos sorties soient des contributions à  la construction d’une arche d’espoir, un peu comme dirait le psalmiste « même quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal », en effet, le mal n’est que la forme grossière d’un bien subtil et durable.

Les défis sont à plusieurs niveaux : scientifique, politique, économique, citoyen et même spirituel, pourquoi pas émotionnel !

Les meilleurs vivent et survivent avec l’espoir de trouver le bout du tunnel ou de créer la lumière au bout de ce tunnel, le reste de la masse est noyé dans les cris, les pleurs et les grincements de dents, véritable état d’enfer.

 

Je vous laisse ma paix.

Silence, on lutte contre le COVID19 !

Taisez vos idées toutes faites.

Taisez vos ritournelles critiques sur l’incapacité des autres.

Taisez-vos prétentions,

Depuis plus de 3 mois, un méchant virus innommable secoue le monde.

Oppidum après oppidum, il déjoue les systèmes sécuritaires et sanitaires des grandes puissances mondiales.

Iconoclaste, il coupe les têtes de nos figures emblématiques : De Manu Dibango à Pape Diouf, il se fiche comme d’une guigne du statut et du talent. Même si à la surprise générale, il semble jusqu’ici épargner le Président de l’Assemblée Nationale, et personne ne comprend pourquoi ; Preuve peut-être bien de son imprédictibilité qui met les neurones scientifiques à rude épreuve. Raoult est renvoyé à ses chères études.

Son expansion géométrique dans le monde bat en brèche le paradigme de la toute-puissance humaine, de la préséance de l’homme sur tout le reste.

Arrivé au Cameroun comme il ne pouvait en être autrement dans la configuration actuelle du trafic international, il s’est comporté comme à son habitude, se disséminant de proche en proche, aidé en cela par une population incrédule mais espérant la protection du dieu-soleil qui brûlerait de ses rayons, les ardeurs dévastatrices de virus sans foi, ni loi.

Certains bien-pensants estiment que c’est le moment rêvé de monter au créneau pour crier haro sur l’incompétence, l’inconscience, l’impréparation d’un gouvernement en quête de solutions satisfaisantes pour tous, c’est-à-dire alliant la sécurité des populations et la sécurité de la petite économie, sans négliger le reste.

Tout se passe comme si, partout où le virus s’est manifesté c’était normal, évident et prévisible, mais une fois arrivé au Cameroun, ce virus a changé de comportement décidant de s’accrocher uniquement sur l’indolence, l’apathie et l’inertie de notre gouvernement gérontocrate.

Dès la communication des 13 premières mesures barrières du gouvernement, les plus diligents parmi les critiques avaient déjà identifié un « copié-collé » hors-contexte, et régulièrement hors de propos pour notre population, quelques jours plus tard, on observait çà et là dans les médias, les réseaux sociaux des exemples des autres pays en confinement cités comme exemple et les critiques de second ordre demandant pourquoi ce gouvernement était si incapable de copier le bon exemple !

Il est souvent habituel d’observer un dérèglement de la rationalité dans des moments de panique, osons penser que les camerounais sont dans la panique, ce qui justifie cette logorrhée hypercritique. Or, dans les comportements observés dans la rue, les marchés et certains citoyens mis en quarantaine, on est en droit de questionner la prise de conscience des camerounais qui continuent de se comporter comme si le gouvernement les obligeait à mener une vie à laquelle ils souhaitent mettre un terme.

  • « Lavez-vous les mains » dit l’Etat
  • « Où est l’eau ? » réplique  le peuple
  • Ne surchargez pas
  • Qui va payer le carburant ?
  • Travaillez avec prudence
  • Pourquoi tu ne nous dis pas de rester à la maison comme les autres font ?

Ainsi va la République Originale du Cameroun.

Quant à moi, je retourne à ce silence que la gravité de la situation m’ordonne en espérant que chaque camerounais, dans un élan de responsabilité, soutienne sans conditions, l’ensemble des hommes et des femmes qui se battent pour limiter les dégâts, par-delà leurs infirmités !

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