Analysez un visuel publicitaire. (La Méthode CKT)

Nous verrons au cours des lignes suivantes comment mieux comprendre un visuel publicitaire. Ce que nous entendons par visuel publicitaire concerne toute forme promotionnelle écrite (affiche, dépliant, POS) ou audiovisuelle (spot) élaborée dans le cadre d’une campagne publicitaire.

La publicité au sens où nous l’entendons est une représentation artistique suggestive exposée à l’esprit populaire sur les caractéristiques et avantages d’un bien-produit/ Bien-service en vue d’obtenir une obéissance intellectuelle et/ou émotionnelle.

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Analyser un objet publicitaire se fait en 3 étapes :

  • Une vue d’ensemble
  • Une étude minutieuse
  • Une synthèse de l’ensemble.

 

 

  • La publicité à distance : l’observation

Vous avez une affiche devant les yeux. Observez-la d’une manière fraîche. Notez tout ce qui vous passe par la tête au sujet de ce visuel: les symboles, le style, le message, les couleurs, etc. Tout ne sera pas intéressant pour la suite, mais ce « tout » contribuera à votre compréhension et orientera vos recherches détaillées. Formulez vos observations en 15 ou 20 phrases brèves. Pour vous aider, voici quelques questions:

  1. Qu’est-ce qui est dit ? (paraphrasez le message).
  2. Qu’est-ce que le visuel signifie ?
  3. Qu’est-ce que ce visuel implique quant aux actions / de la cible / du produit / de la concurrence?
  4. Existe-t-il une relation entre les besoins / les plaisirs / sujets évoqués par le visuel, et les préoccupations actuelles de notre environnement?
  5. A quel comportement ce visuel invite-t-il ?

Une fois le visuel observé de manière superficielle, à peu près comme monsieur-tout-le-monde, le spectateur peut chercher à comprendre davantage, il passe alors le visuel au peigne fin.

  • L’Affiche au peigne fin : l’analyse

Cette étape se compose de nombreuses sous-étapes. Il s’agit:

  • De relier le visuel à une quantité d’informations qui échappent à la seule observation.
  • D’obtenir une vue précise du sens du visuel.
  • De vérifier s’il existe d’autres supports liés à celui que vous observez qui viennent soutenir ou compléter le sens de son message.
  • De découvrir tout un tas de faits, événements, actions qui fourniront le contenu du message.

Voici 8 peignes pour étudier un visuel publicitaire

  • La problématique-annonceur

La problématique-annonceur cherche à découvrir s’il y a ou non un continuum avec les campagnes précédentes du même annonceur. Personne ne saurait comprendre une campagne sans avoir résolu la question du positionnement (identité) de la marque qui prend la parole. Cela permet parfois de découvrir un contexte utile à la compréhension de l’univers de marque. La campagne sur le crédit scolaire BICEC 2017 garde-t-elle la même structure du discours que les précédentes ? Comment comprendre la rupture ?

  • Le contexte

Ce que le contexte (concurrence, actualité ou législation) nous apprend sur la motivation ou l’opportunité d’une prise de parole. Qu’est-ce qui peut motiver Orange à proposer 24Go à 500F CFA ?

  • Le texte

C’est l’étude de la signification précise du vocabulaire utilisé. Identifier le registre de langue et l’univers linguistique de la campagne de lancement de la bière MANYAN.

  • La rhétorique

Ce que nous font découvrir les jeux de mots, de sens, les effets spéciaux et les figures de style. Quelle expression populaire résonne dans l’accroche « Tout feu, tout GIN » ?

  • Les illustrations

 

Quelles clarifications nous apportent les illustrations, comment sont-elles ajustées de manière à favoriser une compréhension rapide du message d’ensemble? La pomme dans un visuel qui dit que « Rien n’est défendu » nous raconte quelle histoire bien connue?

 

  • Le poids culturel 

 

Comment les mœurs, le passé, les habitudes sociales, contribuent-ils à la compréhension du message ? Quels facteurs culturels peuvent influencer la transformation digitale d’une banque ?

  • A quoi ressemble notre cible ?

Qui dans mon entourage peut être sensible à ce message et/ou visuel, tel que libellé ?

 

  • Ce qu’elle pourrait en dire

Comment, au vu de la connaissance que j’ai de cet ami proche, je pense qu’il pourrait réagir à cette publicité ?

 

  • Le visuel synthétisé — La définition du concept

Après avoir observé le visuel, après l’avoir passé au peigne fin, vous aurez rassemblé la plupart des informations nécessaires à compréhension de la prise de parole ; vous êtes maintenant capable de formuler “ ce que le visuel dit ”. Trouver l’idée centrale vous permettra de faire le tri dans les informations relevées en phase d’observation, celles qui sont fondamentales à la compréhension du visuel de celles qui sont secondaires. Essayez donc de dire l’idée essentielle ou principale du visuel en une seule phrase. Le visuel forme une unité littéraire et possède une “ direction ” précise. En remarquant cette direction, vous saurez comment dire le visuel en un mot. Le concept est trouvé.

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M. TSIMI, MON COUP DE CŒUR DE LA TOILE (Facebook)

Murielle Damy est une jeune étudiante de l’ESSEC de Douala. Dynamique, empathique et soucieuse de servir l’humanité, Elle pense que chaque être humain regorge d’un potentiel énorme qui n’attend que à être développé. Son credo: « Ose Et Amuse Toi « 

Elle témoigne.

Les réseaux sociaux ont cet énorme avantage qu’ils nous font voyager sans se déplacer, en nous emmenant à chaque fois vers des destinations inconnues (nouveaux amis).

Cela faisait environ 1 an que je suivais Monsieur TSIMI sur la toile, de prime abord j’avais été séduite par  la qualité et la rigueur de ses posts.

Mais sous ces textes très métaphoriques et  la casquette du Mr «  No Care » qu’il affiche sur les réseaux sociaux, on peut remarquer qu’il est un mordu de la religion, de l’écriture, du marketing et de la liberté d’expression.    Le hashtag présent sur toutes ces publications attisait ma curiosité de jour en jour.  #AnnonciateurDuBienAVenir 

Quel message essaye-t-il de transmettre ? Ce monsieur serait-t-il un prophète ? Quelle surprise future nous réserve-t-il ? Aimerait-il partager sa vision avec les plus jeunes ? Naturellement pour avoir une réponse claire et précise il était  nécessaire de faire une rupture avec le virtuel et d’avoir une longue discussion  avec la personne physique.

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Sourire permanent aux bouts des lèvres, jamais sans son «chapeau bateau » (marron, bordeaux, noir etc.) en fonction de son humeur. Monsieur TSIMI  fait partie de ces trentenaires qui ont compris que les problèmes se résolvent à la racine. Par conséquent le problème majeur des africains proviendrait  de l’absence  des courants de pensée.

Cet homme à la moustache bien entretenue est un non –conformiste, au sarcasme original avec une philosophie de vie que je qualifierai  de  particulière.

L’on aurait beau essayer de comprendre ses mécanismes psychiques mais l’on en ressortirait bredouille. Demandez-lui ce que révèle sa marque déposée sur les réseaux sociaux, vous serez alors stupéfait face à la logique de sa pensée et la profondeur de ses réflexions.

Entre ses chroniques dans le domaine du marketing et celles de l’actualité camerounaise, Monsieur Tsimi se définit comme un être qui a su dompter son esprit pour en exploiter l’infini potentiel.

 

L’improbable visite de M. Amour-Propre et Mme Vanité

Mardi 04h15.
Quelqu’un sonne à la porte. À grand peine, je m’arrache des bras de Morphée. Qui peut Bien Venir chez moi à cette heure ?
Hier, j’ai reçu M. Imprévu et Madame Impossible. Ils ont d’ailleurs passé la nuit chez moi.
Je me place devant la porte.
– « Qui est là ? » Dis-je
– « Je suis M. Amour-propre, avec ma compagne Mme Vanité: ouvre. » Me répond-t-on
Mais moi j’hésite.🤔


Je vais réveiller l’enfant Risque [Enfant placé sous ma garde par M. Imprévu et sa compagne]  et je lui demande quoi faire : ouvrir ou ne pas ouvrir? Telle est ma question.


-« Cogne à la porte de Papa Imprévu et de maman Impossible. Celui des deux qui ouvrira te donnera la réponse ».
Je valide.
– Toc! Toc!
Et Madame Impossible ouvre la porte de sa chambre. Je comprends que : ouvrir la porte à M. Amour-propre et Mme Vanité est …Impossible.
– « Que dois-je donc faire? » Grandement, je m’interroge.

– « Donne leur ce que tu possèdes. Mais ne les héberge pas chez toi. Ils te tueront de sang froid et à petit-feu. Et sache que, quoique tu leur donnes, ils reviendront encore. Alors donne leur argent, bijoux. N’ouvre pas la porte. »


Je retourne à la porte et demande
– M. Amour-propre que me voulez-vous au juste?
-« Ce que tu as de plus cher. »
J’ouvre la fenêtre et balance un paquet d’argent (chose facile à évaluer). Et j’entends leurs pas qui s’éloignent.

Monsieur Amour-propre et Madame Vanité sont des personnes aimables cependant, dangereuses. Il ne faut ni les tuer, ni les héberger chez soi. Mais les traiter avec distance.
Ils nous débarrassent du superflu quand ils sont dehors. Ils nous débarrassent de l’essentiel quand ils sont dedans.

Au revoir 👋🏾 M.Amour Propre et Mme Vanité: Allez voir ailleurs si j’y suis.
Bonjour les Gens.

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Petit Déjeuner avec M. Imprévu et Mme Impossible

C’est lundi Matin.
04h30. On frappe à ma porte.
Je l’ouvre et qui vois-je ?
Deux invités de marque qui veulent prendre le petit-déjeuner avec moi.
L’un s’appelle M. Imprévu et l’autre Mme Impossible.

Nous passons à table et en revue tous les sujets de la semaine: travail, amitiés, crise économique, société, etc.

– Ils m’ont dit en somme de rester réaliste et ouvert mais de ne jamais fermer ma porte quand je sors. Ou alors de leur donner le double de mes clefs 🔑 .

– Ils m’ont demandé d’adopter leur enfant qui s’appelle Risque. Et de lui assurer un suivi rigoureux.

– Ils m’ont dit qu’il est nécessaire que je leur donne le droit et le privilège de valider toutes les démarches relatives à tous mes projets présents et à venir.

– ils m’ont appris que par le fait même, j’étais leur esclave et que c’est un honneur pour moi d’accepter cette condition et qu’ils me donneraient ma liberté si j’acceptais de tout mon être cet esclavage.

Nous avons pris congé après quelques respectueuses et cordiales salutations.

Bienvenue M. Imprévu et Mme Impossible. Faites comme chez vous.
Ma demeure est votre demeure.

Excellent début de semaine.

La Transmission et le dialogue des générations : Qu’est ce qui coince ?

A la croisée des chemins, à l’aube de l’émergence des temps nouveaux, à l’ère de la digitalisation, nous avons les yeux rivés sur le destin de notre cher et beau pays, le Cameroun. Négociera-t-on bien le virage ?

D’un côté la créativité des jeunes, ainsi que leur rejet de toute forme de limitation institutionnelle ou de carcans administratifs, les benjamins (20-35 ans) explosent autant dans les technologies du numérique que dans l’art, entraînant de ce fait un management plus intuitif, plus émotionnel branché à la culture-monde et une allergie organique aux modèles hiérarchiques traditionnels.

Au milieu, les automatismes de survie de la génération au dessus, les cadets (40-60 ans), qui a créé des PME et des grands commerces avec plus ou moins de succès, dans un contexte extrêmement difficile de crise économique, hanté par un désir obsessionnel d’accumulation de richesses, qui a dû se réinventer un nouvel art d’être heureux par temps de disette, accrochés à la maxime « le Cameroun, c’est le Cameroun », caressant le rêve secret de voir la génération au dessus d’elle lui donner la main, mais sentant déjà la génération au dessous la lui arracher, lui oppose comme argument fatal : l’expérience.

De l’autre côté les plus anciens, les séniors (65-85), avides des privilèges qu’elle s’octroie en cercle vicieux, disant vouloir passer la main, mais voyant comment les cadets émergents ont tous les vices des séniors déclinants, craignent que le pays ne se morde la queue.

Les vases ne communiquent pas. Accusations mutuelles d’incompétences, condescendance réciproque. La toile est la scène des autodafés. La presse traditionnelle est la caution de ceux qui veulent prendre part à la table des privilèges. Chacun, pour ainsi dire, voit midi à sa porte. Mais personne ne veut l’ouvrir.

Dans cette danse de positionnement, la machine sociale avance certes, mais à grand peine. Il manque l’huile de la transmission. Résultat des courses, on y parviendra, mais avec des sur- efforts et des bruits qui ne seront pas sans conséquences sur la santé générale du corps social.

Les illustrations de ce tableau abondent dans l’actualité numérique dite 237 de ces derniers mois :

  • La fameuse villa du Directeur du Trésor
  • Le traitement du Dr Bassong
  • La question des ordinateurs promis aux étudiants
  • L’inventeur du Cardiopad
  • Bidoung Challenge/ Mama Fouda Challenge.

La justesse de ce tableau repose en ceci qu’il se produit à l’échelle de la nation, se reproduit dans les grandes entreprises, se prolonge dans les PME et s’achève dans les ménages. La même lutte. Seuls les mots changent en fonction du degré de culture des structures sociales observées.

transmettre

Comment expliquer cela ?

Après avoir pratiqué plusieurs milieux organisés, notamment les PME, les universités et les organisations politiques, deux facteurs essentiels s’avèrent être les principales causes de cette « in-communication » entre les générations : L’identification et la considération.

L’identification est le processus  de fusion par lequel l’essence d’un individu se dilue complètement dans son activité, ou sa tâche au point où il se croit être la fonction qui lui est confiée. On remarque surtout dans les générations des cadets et des seniors, des individus bien portant qui sont prêt à vous toiser, jusqu’à  se refuser de vous adresser la parole, pour la simple et unique raison que vous avez manqué de faire précéder son nom de… « Monsieur le Président ». L’homme est convaincu qu’il EST président. Et rien d’autre, il va donc orienter toute sa force vitale à jouer au président de sorte qu’il réagisse avec violence et hargne devant tout homme ou événement susceptible de faire de lui un non-p1résident. Ne plus l’être serait mourir. Un tel individu peut-il transmettre ? Que peut attendre de lui la génération suivante à part être présidée jusqu’à la mort?

La considération quant à elle concerne le volet social, relationnel de l’identification. Ce sont les deux faces d’une même pièce. Nous souvient-il, il y’a quelques années de cela, une foule immense courait le long des rues de Yaoundé à l’annonce du limogeage d’un certain directeur général de la CRTV, qui s’était tellement identifié à son poste, que l’opinion publique avait fini par croire que toute l’institution avait été conçue pour cet homme. On peut donc dire que, l’opinion publique avait de la considération pour le DG. Pourtant, objectivement, ni sa nomination, ni son limogeage ne concernent cet homme, qui est bien autre chose que l’institution, le rôle ou la fonction qu’il incarne de manière tout à fait accidentelle.

C’est la croyance du contraire qui conduit à des données comportementales telles que : la personnalisation, la centralisation, la concentration des pouvoirs, le culte de la personnalité et autres propriétés découlant de la maladie nommée « égo surdimensionné ».

On les voit, ces gens de toutes les générations qui esquissent un sourire fier, lorsque des flatteurs de tout bord les appellent, non sans solennité : « Monsieur le DG », « Monsieur le Directeur », « Président », « Big Manager » « Docteur », « Professeur ». Ils croient qu’ils le sont, il devient normal pour eux de désirer le rester éternellement.

Etre ou ne pas être. Il reste urgent de transmettre.

 

[Petite mise au point] Apprendre de ses aînés

Aujourd’hui, la liberté d’expression a donné la parole à tout le monde. La face cachée de cette liberté d’expression est la liberté de dire n’importe quoi. Et c’est ainsi que la bêtise se protège de la censure. Aussi se propagent viralement les idées les plus sottes jamais entendues du temps où la parole était sacrée.

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A cette époque, je me souviens, avant de donner la parole à un jeune, on éprouvait d’abord sa capacité à garder le silence. C’est dans ce silence qu’était forgée la force de sa parole.

La liberté d’expression a divisé le temps d’action en deux. C’est pourquoi on construit moins de pyramides à notre époque, où il faut tout entendre. Tout lire.

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Tant qu’on est homme on se perfectionne. La question du développement collectif relève d’abord d’une stratégie individuelle. Plus on aura des hommes brillants, plus vite on se développera. Le système démocratique n’est qu’un leurre. Les sociétés n’avancent que sur la base d’une orientation fixée par une élite. Il faut une bonne moralité pour que cette élite fasse avancer la société sur le principe de l’Amour. Si l’élite se trompe, elle paiera d’une manière ou d’une autre le prix de ses erreurs, dans la juste proportion des résultats conformes aux lois de ses actions.

Donc le respect de ceux qui nous précèdent, même quand on se juge meilleur est fondamental. Non pas pour eux, mais pour nous.

Ce qui me ramène à une échelle individuelle, certes le *haut est comme le bas. Le bas est comme le haut*. Il est de l’intérêt de mes parents, de mes enseignants, de mes maîtres et de mes patrons d’être justes et intègres. Mais il n’est pas dans mon intérêt de commencer par évaluer leurs actions pendant que je reçois d’eux l’éducation, la formation et l’instruction qui me seront utiles plus tard dans ma quête d’auto réalisation.

  • Premièrement, en jugeant péremptoirement ce qu’ils font au lieu de comprendre ce qu’ils me disent je ferme la possibilité, déjà bien assez faible sans cela, de tirer le bénéfice déterminé qu’ils avaient fixé pour moi.
  • Deuxièmement, je me détourne moi-même du but qui m’avait rapproché, de manière hasardeuse ou calculée, de ces ainés, dont l’enseignement ne réside pas seulement dans ce qu’ils me disent de bien et de juste, mais également dans l’observation neutre et bienveillante que je ferai des résultats consécutifs à l’application de leurs enseignements dans les diverses situations de ma vie. (COM-PRENDRE)
  • Troisièmement, considérant leurs comportements sans comprendre leurs buts, qu’ils ne sont pas obligés de m’exposer au début de la formation, je fais le lit d’un conflit aussi bien stérile qu’imbécile dont je suis l’unique perdant et le seul responsable.

Ces êtres antérieurs à moi ont une mission obligatoire (c’est-à-dire avec ou contre leur gré) de transmission d’un héritage ancestral. Mais il m’appartient d’abord :

  • De me faire réceptacle de ce patrimoine culturel transmis par hérédité, éducation, instruction et autres initiations
  • De rendre vivant tout ce savoir en améliorant mon être.

Chaque fois que j’aurai identifié chez un ainé un comportement outrageant, en réalité ce ne sera que le miroir d’un défaut latent en moi. Une manière de travailler non pas sur lui, mais sur moi-même donc.

Après seulement, je pourrai, moi aussi, transmettre ce que j’aurai compris et reçu.

Dieu donne le savoir –ou les moyes- à qui il veut. Il peut les donner à l’être le plus détestable de la planète terre et vous demander ensuite d’aller prendre et/ou apprendre auprès de cette personne. C’est parce que Dieu veut faire de vous quelqu’un de plus humble qui fera mieux que le maitre auprès duquel vous devez d’abord apprendre.

Il n’y a donc pas un conflit entre ainés et cadets.  Car chaque aîné est lui-même un cadet et chaque cadet est par ailleurs aîné. Chacun doit apprendre à tirer son épingle du jeu en sachant que rien ne doit vous être facilité.

Alors faites simplement mieux. En attendant, silence on apprend.

 

L’Eveil d’une « conscience de métier ».

[À tout le monde. Surtout à vous mes « con-jeunères »]

Les nombreuses déductions et conclusions auxquelles ont abouti mes expériences professionnelles et pédagogiques sur le profit que les jeunes candidats aux professions du marketing et de la communication  peuvent tirer des relations de travail avec ceux qui les précèdent et ceux qui les suivent, dans le processus de réalisation de leur projet professionnel, me remettent en mémoire une sentence biblique tirée des évangiles, qui affirme : « Il ne faut pas donner des perles aux cochons, ni les choses saintes aux chiens »

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Et je trouve nécessaire, dès les premières lignes de cet article, de rappeler également, pour soutenir cette sentence, ce principe très ancien venu du plus profond des âges : « Les lèvres de la sagesse sont closes, exceptées aux oreilles de la raison. »

 

Après les récents débats qui ont vu jaillir toutes sortes de paroles mettant à nu l’ignorance, l’égarement de certains et d’autres, et d’autres déformations psychiques de diverses nature; de sorte qu’aujourd’hui, je réalise à quel point, malgré les efforts soutenus d’encadrement et d’orientation, les jeunes candidats à la profession et les jeunes professionnels continuent imperturbablement, convaincus de tout leur être, autant qu’un « âne de race » peut être convaincu de la justice et de la légitimité de son entêtement, de penser que rien n’est fait, ou pas assez, pour leur permettre de s’exprimer.

Que peut-on dire à de tels spécimens ? Imaginez un enfant de 6 ans à qui vous demandez d’aller à la prière et qui vous rétorque qu’il n’y va pas tant que vous ne lui prouvez pas l’existence de Dieu.  « Tête de cochon ! Éprouve donc d’abord ce qu’on te dit en appliquant et tu seras à même de douter ! »

Je me vois donc forcé d’écrire pour remettre certaines choses à leur place, pour dire en substance ceci : Si vous avez le moindre mécompte avec le travail, ce sera de votre faute, exclusivement.

Selon moi, ce qui est déplorable pour bon nombre d’entre nous, c’est que, dès l’enfance, il a été inculqué à quelques uns une fâcheuse idée selon laquelle, leur vie reposait sur ce qu’ils recevraient comme héritage. Malheureuse idée qui s’est parfaitement harmonisée avec la condition continentale (africaine) d’éternelle assistée, et qui fonctionne de manière idéale pour toute situation professionnelle nouvelle, de sorte que cette éducation les épargne désormais, pendant leur vie responsable, toute nécessité de faire le moindre effort individuel pour acquérir l’un ou l’autre des savoirs qu’ils convoitent. Ayant identifié le coupable avant la faute : « On ne m’a pas donné », « on m’a exploité » et autres curiosités de même acabit.

 

Figurez-vous, un jeune vient à moi, le cœur fier, convaincu de son « désir d’apprendre » et de sa « motivation à travailler » selon ses propres mots. J’entreprends alors, au prix de mes heures de loisirs et de plaisirs égoïstes, un programme de travail pour lui, ce programme dont la première étape est d’extirper sans le moindre compromis tous les préjugés acquis préalablement par paresse intellectuelle ou par mécanicité culturelle de manière à en faire un récipient complètement vide et prêt à recevoir les premières gouttes de la délicieuse liqueur de la parcelle de savoir dont je suis, de manière tout à fait hasardeuse, un gardien temporaire.

Notre jeune commence donc par se cramponner de toute la force de son être à ces déchets et autres résidus de sa personnalité déformée, que j’ai entrepris de nettoyer, il regarde à gauche et à droite et tombe sur une offre d’emploi d’une multinationale qui cherche un standardiste. Voilà notre jeune qui oublie « son désir d’apprendre » et sa « motivation à travailler » et qui, pour l’exquise sonorité du nom de la marque employeur, saisit ce poste qui ne convient pas à son parcours, ni à ses buts. Sans le moindre égard pour le temps qu’il vient de me gâcher… file à l’anglaise.

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Comment comprendre une telle légèreté ! Un tel jeune que je pourrai donc qualifier, avec la conscience tranquille, de parfaite nullité, aura-t-il mérité d’avoir bénéficié d’une minute de mon temps ?

Je trouve indispensable de dire à mes jeunes confrères, l’humilité au cœur et le sourire aux lèvres, que si j’ai pu apprendre, et continue de le faire, moi aussi, depuis mon entrée dans le métier – avec le concours de certains aînés qui m’obligeaient, sans ménager les moyens de torture et d’humiliations, à :

  • ne rien faire d’autre que ce qui m’était demandé de faire,
  • ne rien dire hors des 4 murs du bureau qui m’était assigné.

C’est bien parce que ces derniers, profitant de leur privilège d’anciens pour m’utiliser comme « cobaye » pour leurs nouvelles idées, ont su réveiller en moi la « conscience du métier », que je pourrai définir comme le résultat positif des influences et des impressions « locales » spécifiques à la profession dû aux expériences et enseignements reçus par les collègues et ainés. Cette conscience qui fait de mon travail plus qu’une source de revenus, mais une source de travail sur moi-même, de défi perpétuel et de plaisir. Pour cela, mon plaisir de travailler ne peut être entravé ni par le comportement d’un tiers à mon égard, ni par le regard d’un tiers sur mon comportement. En me souvenant que je suis seul comptable des talents que j’aurai pu développer ou pas.

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C’est sur cette donnée spécifique que s’est édifiée ma carrure professionnelle. Et chaque ainé a pour devoir de transmettre à ses cadets, parmi les plus endurants et les plus méritants, cette donnée vivifiante de la profession pour que le savoir demeure. Car le métier ne s’apprend pas dans les écoles. Et il ne se donne pas « aux cochons », non plus qu’aux « chiens. »

Monsieur TSIMI, Vu par Jeune Afrique

Thibault, publicitaire au Cameroun (et passionné d’escargots)

Lire plus

Ce qu’en dit M. Alex Siéwé

Quand je lisais Cheikh Kemit, grand ‘sabitout’ devant internet, cela avait le don de m’agacer. En plus de sa réputation de sale gosse mal élevé.

Et puis j’ai rencontré Thibault Tsimi. Repentance ou rédemption ?

Seul Allah le sait. Il y’a en lui une forme de dandysme, une mise en scène de lui-même. C’est un esprit libre, un non-conformiste, un spécimen de l’Afro-pop culture, qui veut être à la pointe, branché.

Avec lui tout se fait dans la vitesse, le bordel. Pourquoi un mec qui lit, écrit des poèmes, élève des escargots et réfléchit autant n’aurait pas le droit de sortir le soir avec de jolies filles et des vêtements flamboyants?.

Sa philosophie consiste en quelques préceptes simples, à consigner immédiatement dans un self-help book postmoderne: « il y’a bien plus dangereux que le diable: c’est notre ego. Satan peut aller se rhabiller.

#AnnonciateurDuBienÀVenir  »
Il cultive un faux air rebelle, tout en étant aux manettes de chroniques truculentes et généreuses sur les réseaux sociaux. Ça fait du buzz. Il ne s’est pas trompé d’époque. D’où lui viennent ses tripes froides ? Aucun psy ne lui posera la question, il n’en a pas besoin.

Les Tsimi semblent des gens à l’aise. Mais pas de fortune. Ni de revers de fortune. On dirait que chez eux, on n’hérite rien, on dépense tout. Surtout les mots. Chez Thibault ils ne partent pas toujours en fumée, produisant parfois des slogans qui entreront au Panthéon d’un métier pratiqué avec la foi d’un charbonnier.


Pourtant pas d’empreinte de racines apparentes, malgré un patronyme marqué, pas de ces mots forgeant un sentiment d’appartenance qu’on entend tout en bas ou en haut de l’échelle sociale au Cameroun. Il est devenu le miroir concave des débats de fils de pub… »jamais sa langue dans sacoche » dans un métier aux valeurs en pleine dislocation.

Troublant bonhomme ! 

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Mon premier enfant sur la planète com’

La question de la meilleure manière de d’optimaliser la fonction d’intégration du Cameroun s’est posée à nous et se pose à tous. Que peut-on faire pour faire émerger une image de marque cohérente de notre pays, par ailleurs Afrique en miniature ? Cette question pressante, parfois angoissée, nous l’avons entendue cent fois au Cameroun. Question qui renvoie à toutes sortes de référents :
➢ les haut fonctionnaires de l’État bien sûr, les ambassadeurs, mais tant d’autres aussi, parmi
➢ les journalistes, les ONG, les associations citoyennes, mais question déclinée aussi par ➢ les élus et les responsables administratifs déclinée enfin, au quotidien, par
➢ les citoyens que nous rencontrons et bien sûr, par
➢ les communicateurs d’État. 102 Cet ouvrage poursuivra un double objectif :
Premièrement, celui d’analyser l’image de marque de l’État du Cameroun du point de vue de l’énonciation
Deuxièmement, sur la base d’une analyse approfondie de ce que serait une marque-État, nous proposerons des pistes de réflexion en vue du renforcement de l’image de marque de l’État du Cameroun. Un travail de ce type permet d’identifier les principaux traits d’image associés à l’espace géographique du Cameroun, de déterminer le niveau d’appréciation des infrastructures disponibles et de mesurer l’efficacité des mesures mises en place pour contenter les citoyens. Les résultats seront susceptibles d’intéresser les pouvoirs publics et les partis politiques, dans la mesure où ils donnent des indications très claires sur les leviers possibles à activer dans le cadre d’une stratégie de renforcement de l’image de marque.
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